samedi 3 août 2019

Un soir au café.




La lumière était douce au-dessus de la table,
La nuit montait dehors et sans doute il pleuvait,
Je sais pour bavarder des lieux plus agréables ,
Puisque vous y étiez celui-là me plaisait.

Il émanait de vous une beauté tranquille,
Des paillettes de rire y brillaient çà et là,
L’heure s’alanguissait aux montres inutiles
Et je vous contemplais songeant à tout cela.

Le silence faisait et défaisait le monde,
Dans ce café du soir sans rien que de banal,
Une image lointaine autant que vagabonde
Dansait auprès de vous -était-ce bien normal ?-

Vous étiez dans ma nuit comme un semis d’étoiles,
Vous étiez un royaume au cœur de l’incertain,
Au navire attendu la promesse des voiles,
Au pèlerin fourbu le terme qu’il atteint.

J’évoque ce moment aux heures de pénombre
Où, comme trop souvent, je vous cherche des yeux
En vain, quand tant et tant de souvenirs m’encombrent
Que même aimé de vous je ne suis plus joyeux.

                               ***

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