I-Aller.
A Strasbourg
sur le Rhin
L’automne
aime la brume
Et moi je
prends le train ;
A Strasbourg
sur le Rhin.
L’hiver est
pour demain
Car les
cheminées fument ;
Les mouettes
résument
Ce que, c’est
vrai, je crains :
L’hiver est
pour demain.
Quand la
joie se consume
A qui faire
un emprunt ?
Un peu de
jour s’allume
Et moi je
prends le train
Un beau
matin de brume
A Strasbourg
sur le Rhin.
II-Retour.
La fin du
jour compose
Un
crépuscule rose
Sur fond de
sapins verts
Où le regard
se perd.
Sur la
plaine rêveuse
Un train
tout en berceuse
Roule en
faisant semblant
De savoir où
le porte
Le
crépuscule lent
Que ses
ombres confortent.


