vendredi 27 juillet 2018

Promesse de l'été.




Ce sont les étés d’autrefois,
De chaleur féconde en promesses,
D’ombre fraîche dans les sous-bois ;
Ce sont les étés d’autrefois,

Et des vacances de trois mois,
Et des jours où plus rien ne presse,
Des étés de farniente roi,
De chaleur féconde en promesse,

Ce sont ces étés où l’on doit
Sans crainte honorer la paresse,
Ce sont les étés d’autrefois,
De chaleur féconde en promesses.

Tous les plaisirs y sont de droit,
Tel amant parle à sa maîtresse
-Sans risquer de jeter un froid-
D’ombre fraîche dans les sous-bois.

Ce sont les étés d’autrefois,
De chaleur féconde en promesses,
Etés de bonheur, de liesse
Mais assez dit, quoiqu’il en soit.

Ne pas lasser, voici la loi !
Dans ce chant rimé d’allégresse
Il faut en venir à l’envoi
Et pardonnez-moi s’il vous blesse.

A ces très beaux étés je crois
Rien ne défaut mais je m’empresse
D’ajouter : rien sinon, ma foi,
Ce rien nommé « notre jeunesse »
Qui faisait aux jours d’autrefois
Les étés féconds de promesse.

                               ***       

jeudi 26 juillet 2018

Loir et Loire.




Je suis un amoureux des bords de Loire,
De leurs beaux horizons, de leur histoire,
Est-ce pourquoi j’ai pu m’apercevoir
Que je suis paresseux autant qu’un loir ?

Le flot du fleuve en son cours lent sinue
De banc de sable en banc de sable où, retenue,
L’onde se perd en songes inconnus
Auxquels je suis, comme elle, parvenu.

Le ciel changeant sur la belle argenture
De son miroir reflète à l’aventure
Le temps et les saisons mais je suis sûr
Qu’en mes yeux leur reflet n’est pas moins pur.

Ces jours de paix vont-ils durer encore ?
Elle ne sait et pour moi je l’ignore.
Elle paresse heureuse de son sort
Et moi du mien, sans le dire trop fort.

                               ***       

mercredi 25 juillet 2018

Vers pour qui me les demandait.




Hier, sans que ce soit un défi,
Vous m’en parliez, je vous les fis ;
Les rejetez-vous : c’est un drame
Sinon ce n’est qu’une épigramme.


Sur un seul certains vont danser
Mais d’un tout seul, moi, que ferais-je ?
Mille sont trop en matière d’arpèges
Mais deux parfaits si c’est pour avancer.
A qui ces vers ? – L’angoisse est vive ! –
Aux pieds dont il faut que j’écrive.

                               ***