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vendredi 3 octobre 2025

Un chant religieux ?

Parler de paradis ? Parler de purgatoire ?

Allons ! Je ne suis pas Péguy.

Je raconte des riens, de petites histoires

Et banales, du ton requis.

 

Je le fais sans façons, suivant ma fantaisie

Et je demande à Dieu pardon

D’avoir pour seul talent celui des facéties

Mais qui, premier, m’en a fait don ?

 

Ce serait déjà bien de parler de prières

Quand soi-même on en fait si peu !

Le paradis, l’enfer dépassent mes lumières :

Je compose comme je peux.

 

Sainte Mère de Dieu n’allez surtout pas croire

Que je sois d’abord paresseux !

J’ai souvent essayé, en vain, que de déboires

Pour rimer un chant religieux !


 

jeudi 1 août 2019

L'oblat - Pastiche "à la manière de ".



(Vitrail de l'église St-Pierre de Saumur.)

Et de croix d’or ciselé, si précieux
Qu’on le voudrait ou juste l’imagine,
Il n’en sera jamais dessous les cieux
De plus haut prix que du bois qu’aima Dieu.

A quel paraphe au bas d’une cédule[1]
Semblable, un pleur qu’étouffe la cellule
Pieuse où quelque novice méditant
Abandonne le monde avec le temps ?...

Aimant, ce cœur, qui ne s’inquiète guère,
Du silence à jamais, malgré la terre,
Où son vœu le condamne et sans remords,
D’ainsi s’ensevelir autant que mort.

Et tels les mots et telle aussi l’image,
Enluminure en l’esprit, d’une page
Qu’écrit au parchemin des jours, l’oblat[2]
Qu’en sa pénombre un poète vit là.

                               ***       


[1] Cédule : n.f., désignait autrefois le document par lequel quelqu’un prenait un engagement. (Voir : https://www.cnrtl.fr/definition/c%C3%A9dule  )
[2] Oblat : n.m., désignait autrefois l’enfant dont une famille faisait présent à un couvent pour qu’il y passe sa vie entière en y devenant moine ou moniale. (Voir : https://www.cnrtl.fr/definition/oblat )

jeudi 28 juillet 2016

Réponse aux Sonnets sur la Mort de Monsieur Jean de Sponde (1557-1595).






En ces très beaux sonnets qu’il a faits sur la mort,
Quoiqu’il pense servir la majesté divine
En rabaissant nos jours au peu qu’il nous dessine,
Je suis sûr de cela, Monsieur de Sponde a tort.

Lorsque nous prions Dieu, nous Le prions encor
En disant « Notre Père », au moins je l’imagine ;
Qui peut croire un instant que ce père destine
Aux siens dès qu’ils sont nés le plus triste des sorts ?

Et nous, fort maltraités, vivrions notre vie
Ayant pour but unique et pour unique envie,
Tant ce qu’elle offre est laid, de la perdre au plus tôt ?

Allons, Monsieur de Sponde, il faut vous y résoudre,
Ou le Seigneur est bon, nos jours sont un cadeau,
Ou bien votre credo n’est que vent et que poudre !

                               ***