La paix en la ville déserte,
Un bel automne au bord de l’eau
Où la rive demeure verte
Ni plus ni moins qu’il ne le faut.
Que de mains tendues aux doigts d’or
Et pas une qui me retienne
Mais la vôtre manque à la mienne,
Me manque toujours et encore.
Le long des quais un promeneur,
Un promeneur qui s’imagine
Que l’amour revient et demeure
Quand on l’écrit ou le dessine.
Les feuilles mortes au pavé,
Sur les secrets d’amours anciennes
-Qui voudrais-tu qui s’en souvienne ?-
Sont autant de mains refermées.
La ville s’est bâtie d’absence
Sur un fond d’octobre au jardin ;
Je m’en vais seul et en silence,
Vous ne me donnez plus la main.
