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vendredi 12 juin 2026

Maintenant la nuit.

 


 

Dernier instant du jour au travers des vieux chênes,

C’est un soir silencieux au bord d’un chemin gris

Où, la main dans la main, nos ombres se promènent

Comme je me souviens l’avoir un jour écrit.

 

Si je rêvais alors ce rêve a survécu,

Alors qu’au fil des ans tous les autres s’effacent

Il demeure inchangé - dois-je dire invaincu ? –

L’amour se moque bien du temps et de l’espace.

 

Vous êtes pour toujours l’horizon de ces mots

Que j’écrivais alors dans l’une ou l’autre lettre ;

C’est le jardin, le parc, l’ancien ou le nouveau,

Ce que nous désirions sans pouvoir le promettre.

 

Dites-moi donc pourquoi j’en parle en solitaire,

Pourquoi faut-il que hier s’étonne d’aujourd’hui ?

Le silence et la paix ont l’odeur de la terre

Et que dire de plus ? Il fait maintenant nuit.

 

mercredi 12 février 2020

Encore un soir en Italie.




La nuit s’installe nonchalante
En l’herbe humide des jardins
Que la fontaine calme enchante.
La cloche a le timbre argentin
Des cloches aux soirs d’Italie
Et la grève blanche le sait,
L’heure douce n’a point d’envie
Et le crépuscule est de paix.
Mais pour raconter cette histoire
Ces mots ont voyagé sans fin
Par monts, par vaux et par mémoire
Où certains perdent leur chemin…

                                ***

lundi 10 février 2020

Au fond du jardin.



(Castel San Gimignano - Toscane - Italie.)

C’est une douce nuit d’été,
On entend bruire une fontaine,
Murmure d’eau qui vous entraîne
Aux rêves jamais racontés.

Il n’est que de savoir se taire,
Il n’est que de fermer les yeux
Car la fontaine parle mieux
Que tout ce que l’on saurait faire.

La nuit a conquis le jardin
Où le marbre d’une statue
Sourit, blafard, hors de la vue ;
L’eau chantonne au fond du bassin.

Peut-être la déesse antique
Qui dessous le feuillage noir
Habite la pierre impudique
S’anime-t-elle certains soirs ?

Quand la lune d’une caresse
Bleuit l’argent des oliviers
Et la vasque où frémit sans cesse
Le reflet vague des rosiers,

Peut-être qu’en l’allée déserte
La déesse et le vieux triton
De la fontaine, encore alerte,
S’aiment loin du qu’en dira-t-on ? 

                               ***