Écrire un petit mot cela ne coûte rien,
Je le fais volontiers mais à qui l’écrirais-je ?
Je pourrais y parler de tout ce qui me vient
A l’esprit aujourd’hui, mais à qui l’enverrais-je ?
J’écrivais volontiers, je crois qu’on me lisait
Avec plaisir. Il est passé le temps des lettres,
Et puis la nuit s’en vient et la nuit on se tait…
Comme Marot « Ah, si je pouvais deux fois naître » !
De quoi suis-je vraiment en train de vous parler ?
D’amour, comme faisait ce guilleret poète ?
Des regrets bien connus des roses d’un été ?
Voire d’une illusion ou serait-ce une dette ?
Mais à quoi bon chercher ? Pourquoi se tourmenter ?
C’est un accès fiévreux, c’est un trop plein de plume,
Le besoin qu’un cabot a de se raconter,
Sur un temps dépassé des réflexions posthumes.

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