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vendredi 20 mars 2020

Errance.



(Lecouvent du  Bischenberg - Alsace.)

Un vent froid s’est levé
Dans la forêt,
Sous une lune obscure,
Pour venir battre ma fenêtre,
Portant une odeur de genêt
Et d’aventure.
Les champs s’allongent dans la nuit
Au long des routes solitaires,
Une écharpe de brume
Sur la rivière a luit ;
C’est mon errance vagabonde
Qu’en rêve je poursuis.
Un vent est venu jusqu’à moi
Pour me rappeler ces jours là
Et je repartirai :
Le temps ne compte pas.

                               ***

mardi 5 novembre 2019

Rencontre.




On le voyait traîner ses guêtres
Sur le pavé de tous les temps
Depuis le barrage Vauban
Jusqu’au pont d’Auvergne et peut-être,
Et même très certainement,
Ailleurs en fonction du moment.

Gaiement ou faisant grise mine,
Et presque toujours à grands pas,
Mais pourquoi je ne le sais pas,
Il s’en allait, je le devine,
Tout aussi bien que là
Et je m’amusais de cela.

Était-ce promenade, errance,
Occupation, jeux  ou défi
Ou quelque danse de Saint-Guy ?
Que fallait-il y voir : incohérence ?
Sagesse d’un homme averti ?
La réponse est sans importance.

                               ***

mercredi 4 septembre 2019

Requiescat.




Il y a les errances du temps
Et celles-là ce sont les routes
Longues des matins tôt qui coûtent
Plus qu’il ne doit au pénitent.

Il y a celles du désir,
Celles-là sont des quais de gare
Où l’on revient, où l’on s’égare,
Toujours déçu, comme à plaisir.

Et de l’errante ou de l’errant
Il ne vaut guère que l’on dise
Plus qu’un mot de latin d’église :
« Requiescat[1] », chacun comprend.

                               ***


[1] Requiescat : de la formule religieuse en latin « requiescat in pace » : qu’il repose en paix souvent gravée sur les pierres tombales.