Les beautés de l'automne ont à sauter le pas,
C'est par dessus l'ornière et les flaques de boue.
Étrange! Un vent d'autan caresse encor ma joue;
L'absence a des douceurs qui nous sont un appât.
Qu'il ne soit plus question de tout ce qui chemine,
A la peine, oui mais, libre de mouvement;
Des orages non plus et pas même du vent,
Ce vieux menteur si cher aux âmes pèlerines.
Savez-vous un rempart que rien ne désagrège?
Vous trouverez des mots qui fissurent la nuit.
Qui voudrait en chercher et venir où je suis?
Si demain doit renaître, il se pourrait qu'il neige.
Il faut sauter le pas et le saute qui peut.
Qui ne le pourra pas, par malheur, qu'il demeure
Où, quelque soit son titre, on demeure bien peu.
Qui donc choisit
Celui qui rit ?
Celui qui pleure ?
Celui qui vit ?
Celui qui meurt ?


