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mardi 16 décembre 2025

Ce vieux monde.


 

Je parle en un temps incertain

De ce dont je me remémore.

Ce sont des brasiers mal éteints

Aux aventures qu’on déplore,

C’est l’acier appelant l’acier,

La terre rêvant de l’orage.

Ce sont tous ces jours sacrifiés

Sur l’autel des dieux de passage,

Ce sont tous ces noms effacés

A l’ombre des bois de justice

Mais dont il n’est jamais assez.

Ce sont ces amants au supplice

D’avoir été pour n’être plus

Et ces enfants de l’innocence

Toujours et bien trop tôt perdus,

L’oubli sans doute et l’ignorance

Et c’est ce vieux monde perclus.

 


mardi 11 mars 2025

Un tour de manège.


 Le monde tourne, tourne en rond,

C'est toujours le même manège,

Des tout petits aux cheveux blonds

Aux vieillards à barbe de neige.

 

Le ciel est bleu, le ciel est gris,

De la soie on passe à la boue,

On regarde tourner la roue

De la Fortune; on pleure, on rit.

 

Le manège tourne toujours

Au son de la même musique,

On vit, on meurt; chacun son tour,

Chacun  pareil, chacun unique,

 

De bien à mieux, de mal en pis,

Toujours la même trajectoire,

En majuscule c'est l'Histoire

Qui tourne, tourne sans répit.

 

mardi 17 septembre 2019

Sans remède.




Le monde est tel qu’il est,
Il n’est pas de remède,
Prends-le et va en paix ;
Le monde est tel qu’il est.

Si tu le trouves laid,
Que mon vers pour lui plaide ;
Le monde est tel qu’il est,
Il n’est pas de remède.

A défaut de succès
Les petits riens vous aident,
Mêmes certains essais
Font rire les plus raides ;
Le monde est tel qu’il est.

Méprises-tu ce plaid ?
Bien, je te le concède,
Le monde est tel qu’il est
Et pends-toi s’il te plaît :
Il n’est pas de remède.

                               ***

dimanche 21 octobre 2018

Un monde ancien.




Je vous écris d’un monde ancien
Où, pour ma part, je me sens bien,
Autant que renard en son gîte ;
Les saisons y sont des redites
Dont la succession me convient.

Pour le temps qu’il y fait, eh bien
Sachez qu’il ne dépend de rien
Hors de l’humeur de qui l’habite.
Je vous écris d’un monde ancien
Où, pour ma part, je me sens bien,
Autant que renard en son gîte.

Au gré des jours qui sont les siens
Il change moins qu’il ne retient
Et puisque l’on n’y va pas vite,
Que fort peu de choses l’agite,
Etonnez-vous qu’il soit le mien !
Je vous écris d’un monde ancien
Où, pour ma part, je me sens bien,
Autant que renard en son gîte ;
Les saisons y sont des redites
Dont la succession me convient.

                               ***