Je parle en un temps incertain
De ce dont je me remémore.
Ce sont des brasiers mal éteints
Aux aventures qu’on déplore,
C’est l’acier appelant l’acier,
La terre rêvant de l’orage.
Ce sont tous ces jours sacrifiés
Sur l’autel des dieux de passage,
Ce sont tous ces noms effacés
A l’ombre des bois de justice
Mais dont il n’est jamais assez.
Ce sont ces amants au supplice
D’avoir été pour n’être plus
Et ces enfants de l’innocence
Toujours et bien trop tôt perdus,
L’oubli sans doute et l’ignorance
Et c’est ce vieux monde perclus.



