mercredi 20 février 2019

Les jardins de Villandry.




Beaux jardins de couleurs par le printemps parés
Où jaillissent sans fin ces joyeuses fontaines,
Beaux jardins amoureux, nulle passion n’est vaine,
Prenez ce labyrinthe aux chemins décorés,

La tulipe sanglante, au ciel désemparé
Jette son feu mourant que le vent de Touraine
Disperse en murmurant dans les plis de sa traîne ;
Mai se glisse déjà parmi les buis serrés.

Du lac au chemin d’eau qui s’enfuit sous la treille
Comme un ruban de nacre au milieu des merveilles,
A chaque instant heureux j’ai marqué tant d’arrêts

Que pour en bien parler il faudrait un volume,
Et semblable patience et semblables apprêts
Qu’il fallût au plantoir, il faudrait à la plume.

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