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| (Cagnes sur Mer, été 95.) |
Avec quelques nuages gris,
La rose sourit et s’étonne
Mais l’olivier l’a bien compris
Il s’est levé un vent d’automne.
Les cyprès noirs à l’horizon
Regardent lamer qui moutonne,
Le pin qui soupire a raison ;
La cloche plaint quand elle sonne
Les cyprès noirs à l’horizon :
Il s’est levé un vent d’automne.
Je suis au jardin demeuré,
Pensif et sans grande allégresse
Pour m’être énamouré
Des biens et des choses qui cessent,
De la lumière de l’été,
Du soir qui tombe sans tristesse,
De l’aube et de sa pureté.
Mais le temps fuit et les jours passent
En ce séjour tout comme ailleurs,
Voici donc l’heure qui me chasse
Contre mon gré et mon bonheur,
C’est en vain que je me raisonne,
On peut parfois suivre son cœur ;
Il s’est levé un vent d’automne.

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