La fontaine,
en mots cristallins,
Compose à la
nuit un poème
Qu’un
souffle de fraîcheur essaime
Dans l’air
saturé de parfums.
Au fond des
bosquets les statues
De marbre ont
des reflets d’argent
Qui dessinent
leurs formes nues
En un rêve
décourageant.
Les pins et
les rayons de lune
Dressent en
portique les fûts
De leurs
colonnes opportunes
D’albâtre ou
d’ébène moussu,
Et douce la
fontaine égrène
En ses
couplets de gouttes d’eau
Le souvenir
des amours vaines
Qui s’écoulent
avec le flot.

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