jeudi 9 août 2018

Un parc en Italie.




La fontaine, en mots cristallins,
Compose à la nuit un poème
Qu’un souffle de fraîcheur essaime
Dans l’air saturé de parfums.

Au fond des bosquets les statues
De marbre ont des reflets d’argent
Qui dessinent leurs formes nues
En un rêve décourageant.

Les pins et les rayons de lune
Dressent en portique les fûts
De leurs colonnes opportunes
D’albâtre ou d’ébène moussu,

Et douce la fontaine égrène
En ses couplets de gouttes d’eau
Le souvenir des amours vaines
Qui s’écoulent avec le flot.

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