Une heure du
matin vient juste de sonner,
Un souffle
d’air plus frais monte enfin de la rue ;
De loin en
loin des mots, un rire et sa décrue
Signent les
attardés de quelque après-dîner.
Une voiture suit,
facile à discerner,
Qui file en
solitaire au long d’une avenue ;
Pour les
trottoirs déserts l’attente continue,
Paisible, et
plus un bruit ne vient la profaner.
La grande pièce
obscure imprime son image
Aux contours
indistincts et aux reflets épars
Au temps qui
n’a pas plus d’épaisseur qu’une page,
Une page
immuable où chacun pour sa part,
Dans la nuit
de l’été, laisse errer sans ambages
L’éphémère
éternel d’un unique regard.

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