samedi 26 mai 2018

Histoires courtes- I.




Il marchait lentement, voûté,
Le long du trottoir déserté
En dispersant les feuilles mortes
Dans l’odeur sèche des platanes
Avec un peu l’air de Peau d'Âne,
Pensif et des soucis de toutes sortes.

Un soir de l’été finissant,
Et bien moins flâneur que passant,
Il s’en allait ; le crépuscule
Avait cette douceur inquiète
Des plaisirs sur lesquels empiète
Une ombre qu’on se dissimule.

Sur un ciel de vague clarté
Un double rang d’arbres bleutés
S’endormait devant lui, paisible.
Il s’éloignait, peine et mystère,
Moins promeneur que solitaire
Vers un rendez-vous invisible.

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