Et l’on
croit voir, à de certaines fois,
Un de ces
vieux tableaux, sous la livrée
Du temps,
couleur de poussière et de poix,
Vous découvrant
une grâce ignorée
Au hasard
imprévu d’un éclairage
Inattendu
qui vient la dévoiler.
Quelle
tristesse alors et quelle rage
Devant ce rêve
un instant révélé
Qu’on n’a
pas su saisir, faiblesse étrange,
Ou pas su
rattraper à son réveil.
Ce regard
sombre où le désir s’effrange
Et qu’éclairait
un sourire vermeil,
Promesse de
l’instant qui règne en maître
Et meurt de
même, esclave de l’instant,
Promesse
pour autant d’où pouvait naître
Ce qui
surpasse et abolit le temps.
***

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