mardi 26 novembre 2019

Le renouveau.




Il était une fois un Paris des poètes,
Un poète à Paris,
Si tous les jours n’étaient pas fête,
Il s’en fallait, il en a ri
Ce poète à Paris.


La guerre en épargnant la Seine
Ne l’épargna pas lui ;
La vie est une mise en scène,
On ne sait pas qui la conduit
Mais ce n’était pas lui.




Romances de l’amour, romances imprécises,
J’en sais d’autres aussi
Au couleurs d’arc-en-ciel, franchement grises,
Et non des moindres celles-ci,
Qu’un autre aimait aussi.



La fleuve coule encore, il est moins beau,
Ils sont en petit nombre,
Des rimailleurs, mais il en faut,
Carré de souvenir et d’ombre,
Quant à moi j’attends le renouveau.

                               ***

mardi 19 novembre 2019

Au bout de la rue.




Tout au bout de la rue
Où les feuillages roux
Guettent la survenue
Rêvée du prochain coup
De vent pour qu’après tout
Ne soit que branches nues,

Là-bas où les vieux toits
Croissent sur le ciel sombre,
Plus ou moins de guingois,
Et s’entrecoupent d’ombre,
De cheminées sans nombre,
Aux greniers d’autrefois,

Dans cette aube lointaine
Et qui renaît si tard,
De lueurs incertaines
Et de bancs de brouillard,
Au-delà du regard,
Presque un présage à peine,

Maintenant je ressens,
Je perçois sa venue,
Il ne m’est plus absent :
Sa course retenue,
L’hiver monte à pas lent
Tout au bout de la rue.

                               ***        

Plus vraiment.




Ce soir le vent souffle du Nord
Et ce n’est plus vraiment l’automne,
Le froid de la nuit mord ;
Ce soir le vent souffle du Nord.

Déjà vient de chasser encor,
« Trop tard » à la pendule sonne ;
Ce soir le vent souffle du Nord
Et ce n’est plus vraiment l’automne.

                               ***