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jeudi 7 mai 2026

Rue des Pyramides.

 


Sais-tu,

 

Le ciel est gris, le ciel est bleu

Et retour en arrière ;

C’est déjà dire un peu

Que d’esquisser une prière.

 

Le bleu du ciel flotte dessus les toits,

La rue en bas est vide,

Malgré son nom – c’est Pyramides

L’ombre y semble à l’étroit.

 

Nul fantôme n’y flotte à reculons,

La ville est sans mémoire

Et les soirs d’hiver sont très longs

Au grand bonheur des Moires[1].

 

Je m’en irai demain, c’est bien ainsi ;

Ce qu’avec moi j’emmène

C’est le bonheur d’ici

Et c’est toujours hier qui me peine.

 



[1] Les Moires, pour les Grecs ou Parques pour les Latins sont les trois divinités qui régissent le cours de la vie des mortels : Clotho celle qui file, Lachésis celle qui enroule  et Atropos celle qui coupe le fil de leur vie.

 

mardi 26 novembre 2019

Le renouveau.




Il était une fois un Paris des poètes,
Un poète à Paris,
Si tous les jours n’étaient pas fête,
Il s’en fallait, il en a ri
Ce poète à Paris.


La guerre en épargnant la Seine
Ne l’épargna pas lui ;
La vie est une mise en scène,
On ne sait pas qui la conduit
Mais ce n’était pas lui.




Romances de l’amour, romances imprécises,
J’en sais d’autres aussi
Au couleurs d’arc-en-ciel, franchement grises,
Et non des moindres celles-ci,
Qu’un autre aimait aussi.



La fleuve coule encore, il est moins beau,
Ils sont en petit nombre,
Des rimailleurs, mais il en faut,
Carré de souvenir et d’ombre,
Quant à moi j’attends le renouveau.

                               ***