Affichage des articles dont le libellé est rivière. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est rivière. Afficher tous les articles

mardi 8 septembre 2026

Dessus la berge.

 


Il reste encor, par-ci, par-là,

Sur la berge d’une rivière

Un bout de chemin qui s’en va,

Brodé d’ombres et de lumière,

Vers ces mirages amoureux

Que chacun ressasse sans cesse.

C’est si drôle, il en faut si peu,

Un saule pleureur, ô tristesse

Convenue, on se prête au jeu.

Comme les souvenirs renaissent

Vite et nos espoirs à l’unisson.

Peut-on croire à, ce que l’on souhaite ?

Que l’aval dépasse l’amont

Et que, même, demain permette

Tout ce pour quoi hier a dit non ?

Comme le cœur parfois s’entête…

 



 

mardi 9 décembre 2025

La rivière.


 

Des images et des chansons,

Avec leurs noms des paysages,

Peines et plaisirs ton sur ton,

Tous les souvenirs au passage

De la rivière au flot courant

Entre les deux rives du Temps.

Et dites-moi dans cette vie

S’agissait-il de Margotton

Ou était-ce Margot la pie ?

Mais la rivière a dit : « passons ».

La rivière entre ses deux rives

A qui manque toujours un pont.

Reflets changeants sur une eau vive,

Mes souvenirs ont le temps long,

La rivière a passé la ville

En murmurant une chanson,

Une chanson au long des quais,

Une chanson aux cent couplets

Puis s’en est allée sans façon

En emportant avec ses stances

Mes souvenirs jusqu’à l’enfance.

 

mardi 11 novembre 2025

L'eau qui dort.


 

De ville en ville -il en est maintes-

La rivière est une eau restreinte

Qui court où je voudrais aller :

La rive où le vent est salé

Aux bords ébréchés de la terre

Où demain ressemble à naguère.

 

C’est en marchant le long des quais

Que j’y repense et puis me tais.

 

Passe un bateau de promenade,

La rivière est sans incartades,

Sans facéties, sans horizon

Entre ses deux rangs de maisons,

Et tout ce qu’au loin elle emporte

Ce ne sont que des feuilles mortes.

 

C’est en marchant le long des quais

Que j’y repense et puis me tais.

 

La rivière est une eau qui dort,

Calme et contente de son sort ;

De ciel et de reflets vêtue,

Les arches des ponts la salue

Et moi j’ajoute -où t’en vas-tu ?-

En rêvant mon rêve têtu.

 

C’est en marchant le long des quais

Que j’y repense et puis me tais.

 

Une vie en ville amarrée,

Manque une voile à la marée..

Les trottoirs sont bien démunis

Des mots qui disent l’infini

Emprès[1] la rivière emportée

Vers l’estuaire et la jetée.

 

 C’est en marchant le long des quais

Que j’y repense et puis me tais.



[1] Emprès : archaïsme pour auprès de.