Affichage des articles dont le libellé est danseurs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est danseurs. Afficher tous les articles

samedi 18 avril 2026

Le bal des ombres.

 


 

Une chanson des heures sombres

Pour le grand bal des revenants

Où s’en viennent danser des ombres

Qu’on reconnait en s’étonnant.

 

Promenades et voltes lentes,

La musique s’en vient de loin

Et ces danseurs aux gestes amples

Comme l’assistance, pas moins.

 

Dans cette chanson les visages

S’en reviennent comme un refrain,

Un demi-sourire au passage,

Ces gens manquent un peu d’entrain.

 

Et pourtant la lumière est vive

Et leur jeunesse est à l’honneur

Dans les souvenirs que ravivent

En ma mémoire ces danseurs.

 

Au menuet la révérence,

Le temps d’une valse un regard,

Je sais ce que celle-ci pense

Aussi j’acquiesce : il est bien tard.

 

Et celle-là qui me salue

Dans sa robe d’obscurité

Songe-t-elle à ces heures nues

Sous les étoiles de l’été ?

 

A son léger signe de tête

Je reconnais ce cavalier,

Pour lui, puisque mes jours s’entêtent,

Je prie encore volontiers.

 

Sur un seul rang les cavalières

Ont fait face à leurs cavaliers,

Cette figure est la dernière

D’adieux à nul autre confiés.

 

La chanson arrive à son terme

Comme ce bal dont aujourd’hui

La porte ouverte se referme

Sur le silence de la nuit.

 

lundi 27 mai 2019

Danseurs nocturnes.




Au rythme feutré de la pluie,
Danse l’instant, danse la nuit,
Et la phrase qu’une autre suit,
Le point lumineux et la suie
Et la cire d’une bougie
Comme, à cette table où je suis,
Ma main que la rime conduit.
Sur les toits que le vent essuie
Le temps s’écoule et l’heure fuit,
Au bout de l’averse qui bruit
Ma strophe patiente et s’ennuie.
Et du faîte aux pierres enfouies,
Cent fois retrouvées et ravies,
La même ombre qui me conduit
Et la phrase qu’une autre suit
Et la flamme de la bougie,
Dans ma main la plume qui luit,
Dansant au rythme de la pluie
Me font la moue ou me sourient.

                               ***