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lundi 1 décembre 2025

Un habitant.


 

C’est un chemin dans la montagne

Où déjà le soleil se couche,

l’ombre de l’automne gagne

Des bois de bonne et vieille souche.

 

Un pas devant l’autre, on descend,

On descend parce qu’il le faut,

Cela vient du cœur et du sang

Et c’est toujours, toujours trop tôt.

 

Que ces lourdes forêts sont belles,

Elles n’ont pas vraiment changé,

Sombres et presque sensuelles,

Qui virent monter l’étranger.

 

Celui que l’on voit redescendre,

C’est un habitant du pays,

Toute bûche au feu devient cendre ;

Le jour a presque défailli.

 

                               ***

mardi 22 novembre 2016

A Deux Pas de la Préfecture.






« Solitude ton nom
Se grave en feuilles mortes
Au pied de chaque tronc
Et, mots d’une autre sorte,
En rides sur mon front.

Dos voûté de l’attente
A la fin d’un matin
Dont les heures sont lentes,
Ban public et jardin,
C’est peu ; je m’en contente. »

Je ne sais ton souci
Moi, le passant qui passe
Mais qui regarde aussi
Et ces paroles lasses
Que je te prête ainsi
Sont celles que m’assure,
Pour toi, mon intuition,
A deux pas de la préfecture
Où tant de déceptions
Et tant d’espoirs murmurent…                

             ***

mercredi 3 septembre 2014

L'Etranger.







Il marchait comme on marche loin de chez soi,
Et plus qu’à la ville, étranger à lui-même
Comme on est par abus d’alcool quelquefois,
Après un cachet ou pour quelqu’un qu’on aime.

L’amour ? Pas vraiment, il marchait en colère,
S’il s’arrêtait on voyait ses mains trembler,
Il marchait tout comme un qui va aux galères,
Un qui a perdu ou bien qui a volé.

Et c’était un jour, un soir, un matin sombre,
Un grand carrefour, une rue ou un quai,
L’absence encore et partout, et toujours l’ombre,
Le chagrin, le désespoir peints sur ses traits.

Et il allait comme irait un étranger
Mais, aller : l’horreur, se résigner : le pire;
Alors ? Un pas de plus où rien ne l’attire
Et moins hésitant que plus découragé ?

                    ***