C’est un chemin dans la montagne
Où déjà le soleil se couche,
Où l’ombre de l’automne gagne
Des bois de bonne et vieille souche.
Un pas devant l’autre, on descend,
On descend parce qu’il le faut,
Cela vient du cœur et du sang
Et c’est toujours, toujours trop tôt.
Que ces lourdes forêts sont belles,
Elles n’ont pas vraiment changé,
Sombres et presque sensuelles,
Qui virent monter l’étranger.
Celui que l’on voit redescendre,
C’est un habitant du pays,
Toute bûche au feu devient cendre ;
Le jour a presque défailli.
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