L’été s’achève doucement
Au gré des nuages qui passent,
Les jours ne laissent pas de traces,
A peine a-t-on vécu l’instant
Que demain chasse maintenant.
Rougissez d’être aussi volages,
Mes heures et mes agréments
Qui l’êtes plus que des amants
Les goûts autant que les orages;
Ô, vous saisons, rougissez-en.
Qu’avez-vous fait de vos promesses,
Qu’avez-vous fait de vos moments ?
Comme pour ceux qui vont s’aimant,
Ce sont de bien courtes ivresses,
De bien éphémères présents.
Un peu d’encre sur une page,
Des mots à la couleur du temps
Éternellement de passage
Comme nos amours mal contents
Et comme toujours les nuages.

