Venise, encor ;
dix-heures du matin,
Ombres en
gloire et contre-jours hautains :
Venise en
noir et blanc, réminiscences
A pans
coupés aux bords d’évanescence;
Dans ce
récit qu’en font de vieux clichés
Je sens que
l’oubli vaut le rabâché.
Venise
encore et tout ce qui nous lie
Au
subreptice, au hasard de la vie,
Reflets
étincelants au bord de l’eau,
Pénombre,
après, des sottoportego[1],
La foule et
nous, des mondes étrangers,
Vieux
souvenirs qu’on ne peut partager.
Un matin
clair, une ville de marbre,
Le vent de
mer et tellement peu d’arbres ;
Que
reste-t-il – ai-je dit aux amants –
Sur ces
photos ? Venise en noir et blanc.


