samedi 4 janvier 2020

En parallèle.




Je vais un chemin parallèle
Et mon hiver est d’autrefois,
La campagne blanche est si belle ;
Je vais un chemin parallèle.

Le froid au silence fidèle,
L’absence par rigueur et choix,
L’horizon clos, pour citadelle
L’ombre si longue au bord des toits,

L’étang, la rivière qui gèle
Et la patience de surcroît ;
Je vais un chemin parallèle
Et mon hiver est d’autrefois.

                               ***        

Souvenirs d'un pays disparu.



(Dambach - Alsace - Un matin d'automne.)

De tous ceux dont vous parlez, que reste-t-il ici ?
Rien, à peine les pages d'un livre que personne ne lit.
Un livre, mais un livre muet
Car il parle de choses trop anciennes,
Avec des mots beaucoup trop usés pour qu'un lecteur aujourd'hui s'en souvienne…
Vous dîtes des noms disparus,
Des paysages usés,
Des saisons qu'on ne voit plus,
Et des maisons que le temps a rasé,
Vos mots font le son des cloches lointaines,
Que le temps a fêlées
Et dont le vent emmène
Un écho désolé
Mourir dans un jour étranger.

                        ***

vendredi 3 janvier 2020

Calligraphie.




Arabesques de givre blanc, calligraphie
Des poèmes d’hiver, éphémères instants
Où beautés et néant en riant se défient ;
Arabesques de givre blanc, calligraphie,

C’est à vous qu’un matin d’éternité confie
L’irremplaçable clé d’un monde inexistant :
Arabesques de givre blanc, calligraphie,
Ces poèmes d’hiver, éphémères instants.

                               ***