vendredi 1 juin 2018

Avis.




Le vent qui souffle me rappelle
Tels jours passés ou à venir ;
Quand hier et demain s’entremêlent
Quelle est la route où se tenir ?

Il n’y a pas de sens au monde,
Féconde est l’haleine des mots
Comme la rime en sa faconde ;
Le pouvoir est l’affaire des sots.              

Pour se distinguer de la foule
Courre celui qui veut courir,
Il est, sur la grève, la houle
Qu’aucun siècle ne peut tarir,

La vague devance la vague
Sans parvenir beaucoup plus loin
Mais de la vague c’est le soin
Tandis que le coureur divague.

Pas plus prophète que devin
Le vent qui souffle me rappelle
Qu’on a beau faire c’est en vain
Mais la chose n’est pas nouvelle.

                               ***

Une excursion.




Hier sera jaloux de demain
Sur cette route qui sinue
Où le monde à perte de vue
Tient vraiment au creux de ma main…  

Nous nous redisions ces paroles
Avant de nous mettre en chemin
Et c’était un joyeux matin ;
Comme toutes choses s’envolent !

Il y eut des midis d’or fin,
Il y eut des midis de pluie,
Et les heures se sont enfuies
En nous laissant sur notre faim.

Un jour meilleur, un autre pire,
Ce fut et reste le destin
Qui ne m’empêche pas de rire
Du tout début jusqu’à la fin.

                               ***

mercredi 30 mai 2018

Histoires courtes - II.




Une mouette sur un toit,
Proche, familière et songeuse ;
Où sont donc la mer et le bois ?
Une mouette sur un toit.

Viens-tu bavarder avec moi
De nos existences curieuses,
Ô, mouette dessus un toit,
Proche, familière et songeuse ?

Une condition qui vaut loi :
Quant aux critiques malicieuses,
Nous nous dirons chacun : « Tais-toi !»  ,
Chère mouette sur un toit.

Cela nous laissait un grand choix
D’histoires, ou non, délicieuses ,
Nous en rîmes beaucoup, et moi
Et ma mouette sur un toit,
Proche, familière et songeuse.

                               ***