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mardi 20 novembre 2018

L'hiver du philosophe.




Hiver, calme et froide saison
De la clarté des horizons
Fastueux et brillants de givre
Où le silence vous enivre…
Cette hautaine immensité
Est-ce cela la liberté ?
La neige comme une innocence
Nouvelle et ces routes d’absence
Et sûrement l’oubli de tout
Qui mieux qu’un rite vous absout ?
Hiver, austère litanie
Du vide et son apologie,
Tentant abîme de blancheur
Dans l’éblouissement trompeur
De tes cristaux de glace
La pureté devient une menace.

                               ***

samedi 1 octobre 2016

Ecrits Politiques - X.






Ce n’est pas seulement la paix
Que nous quittons ou qui nous quitte,
C’est tout un âge au grand complet
Et qui n’était pas sans mérites.

On ne sait pas ce qui s’approche
Mais on le craint et à bon droit ;
Ce qu’on croyait dur comme roche 
Soudain n’a plus beaucoup de poids.

On cherche en vain des hommes sages
Dont la science avec le sang-froid
Pourrait éclairer ce passage ;
Chaque heure augmente notre effroi.

Le temps est venu des bavards,
Démagogues ou fanatiques
Et le mensonge des vantards
Se nomme aujourd’hui  « politique ».

                               ***        

jeudi 21 juillet 2016

La Danse des Morts: I La Guerre.



(Frise de l'église d'Assier - Quercy.)



Dans un immense hurlement de rage
Qui monte et sans fin s’enfle en mille échos,
La Guerre détruit, massacre et ravage ;
Dans un immense hurlement de rage.

Elle a l’effroi et l’horreur en partage,
Le sang, la mort pour payer son écot ;
Faucheuse de ce champ que rien ne clôt,
Dans un immense hurlement de rage,
La Guerre détruit, massacre et ravage !

                               ***                       

mardi 12 juillet 2016

Tiresias a dit...






Et voici que naît quelque chose de sombre,
De dur et de cassant,
Une pierre aride au froid venu de l’ombre
En reproche incessant.

C’est un fardeau noir et c'est un mal inique
Qui vient avec le temps ;
Prenez au miroir ce rire sardonique
Que ce matin vous tend,

Il est bien trop tard pour faire des manières
Ou changer de façon,
Le monde en allé, c’est la mort qui conquière
Et donne la leçon.

Les heures d’alors, vous les direz amères
Puisque tel est leur nom
Et qu’il faut ouvrir votre bouche à la terre
Sans pouvoir dire non.

                               ***