Quand on se promène chez soi
En marchant au hasard des rues,
On sent, le plus souvent ténue,
Mais plus intense quelquefois,
Une vibration d'un moment.
Devant telle porte ou façade,
Tel jardin désert et maussade,
Telle échoppe ou tel monument
Comme si, dessous vos souliers,
S'éveillaient vagues, incertaines,
Deux ou trois notes très lointaines
D'un air avant si familier.
Vous ne trouvez plus ses paroles,
Il vous en manque des morceaux,
Bien des fois, ce qui vous désole,
C'est un nom qui vous fait défaut
Et derrière lui ce visage,
Une émotion et des images...

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