dimanche 9 juillet 2017

Banalités crépusculaires.




Heure du soir, instant rêvé,
Le ciel est d’un bleu délavé,
Un ciel lointain à deux étages
Où des flocons de gris voyagent
Et plus haut, d’autres, blanc et rose,
Beaucoup plus lents qui se reposent
Aux derniers rayons du soleil.
Trois pigeons qui tiennent conseil
Sur le rebord d’une gouttière
Que quelques lucarnes égayent,
Aveugles, rigides et fières,
Regardent passer deux corneilles.
Je vois un chat se dépêcher,
Déjà le soleil s’est couché ;
Il ne reste que moi, des ombres
Et, là-haut, les nuages sombres.

                               ***

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