dimanche 17 décembre 2017

En paix.





Fin d’Automne, fin de journée
Sous des nuages gris-bleutés
Dont les franges sont galonnées
Du rose pâle souhaité…

S’ouvre ainsi le temps de l’attente,
Moments tranquilles et reclus,
Des heures aux passions absentes,
Et pour moi des livres élus.

Quelque chose d’inéluctable,
Très mélancolique et très doux;
En cette lenteur charitable,
Une pensée, un avant-goût,

Pour que finalement sourie
L’ombre du soir dans le ciel gris
Et que l’Hiver froid se marrie
A la paix des mots que j’écris.

                               ***        

vendredi 15 décembre 2017

Poème factice.





C’est un poème bâclé
De quatre bouts de ficelle
Et d’une poussière telle
Qu’on n’ira pas le voler.

Rien n’y tient vraiment ensemble,
Le sens en est incertain,
Son rôle, à ce qu’il me semble,
C’est d’être et il est atteint.

Dans ce qu’il propose à lire
Il n’est aucune leçon,
On ne peut pas faire pire,
Aussi, maintenant pressons,

D’autant que dans cette strophe,
La dernière heureusement,
Tout est de la même étoffe
Et rien ne change vraiment.

                               ***        

dimanche 10 décembre 2017

Entracte.





Je goûte cet instant de paix,
De tranquillité, de silence,
Quand la mémoire enfin se tait ;
Je goûte cet instant de paix.

J’envoie au diable, au grand complet,
Les vœux, les projets en instance
Et les souvenirs dont j’étais
Le prisonnier par complaisance.

Et tout ce dont je me défais,
Avec une parfaite aisance,
C’est ce que j’appelle un progrès,
C’est que je nomme une chance.

Cet état d’esprit guilleret
Dure, hélas, le temps que j’y pense,
Assez pour nourrir mes regrets,
Pas assez pour mon insouciance.

Mais ce moment vide me plaît,
C’est un refuge, une défense ;
Je goûte cet instant de paix,
De tranquillité, de silence.

                               ***