jeudi 19 mars 2020

Le nom de l'espérance.



(Le Pouldu port - Bretagne.)

J’entends le temps passer
Qui ronge ma mémoire
Comme il fit de ces gloires
Dont les ors ont fanés
Et l’heure qui me hante
Paraît rire dehors
Quand la ville s’endort
Dans cette nuit qui vente.

Quand irons-nous rêver
Du nom de l’espérance
Sur la route où s’avancent
Tant de jours oubliés ?
Les flots et les nuages
Ne demeurent jamais
Mais reviennent. Je sais,
Moi, ne vivre qu’un âge…

                               ***

Des rameaux.




Le glas lointain d’un clocher solitaire,
L’écho d’un cor tout au fond d’un vallon,
Le ciel brumeux, la neige sur la terre,
Des traits aimés qu’on quitte à reculons,
De tout cela naît la même tristesse
Qu’à sa lecture on retrouve en ton mot ;
Le cœur amer tu crois en sa justesse
Mais du bois mort naîtront d’autres rameaux,
Il reviendra cet absent de tes pages,
Les prés seront en fleurs sous le ciel bleu,
Le cor entonnera un air joyeux
Et le clocher sonnera ton mariage

                        ***

mardi 17 mars 2020

La chanson des mauvais temps.



(Beaugency - Loiret.)

Comme on tient dans l’obscurité,
Pour s’y mouvoir, une chandelle,
Un chant vient me réconforter
Mais la chose n’est pas nouvelle :

Les mauvais temps se prêtent à chanter.

Une strophe pour la beauté,
Une pour l’amour en promesse
Et que demain saura fêter,
Un refrain contre la tristesse :

Les mauvais temps se prêtent à chanter.

A capella, en aparté,
A voix claire voire à tue-tête
Ce qu’il faudra pour patienter
De couplets car je le répète :

Les mauvais temps se prêtent à chanter.

Faites bien mieux que d’écouter,
En faux-bourdon, en haute-contre,
Donnez de la voix sans compter
Que les échos vous le démontrent :

Les mauvais temps se prêtent à chanter.

                               ***