mardi 17 septembre 2019

Sans remède.




Le monde est tel qu’il est,
Il n’est pas de remède,
Prends-le et va en paix ;
Le monde est tel qu’il est.

Si tu le trouves laid,
Que mon vers pour lui plaide ;
Le monde est tel qu’il est,
Il n’est pas de remède.

A défaut de succès
Les petits riens vous aident,
Mêmes certains essais
Font rire les plus raides ;
Le monde est tel qu’il est.

Méprises-tu ce plaid ?
Bien, je te le concède,
Le monde est tel qu’il est
Et pends-toi s’il te plaît :
Il n’est pas de remède.

                               ***

dimanche 15 septembre 2019

La danse sur la colline.




Dans un pré sur la colline
Il danse une ombre divine
Dont le visage a l’attrait
Des nuits au fond des forêts.

On ne sait quelle musique,
Légère, guide ses pas
Dans quel rêve mirifique
Que l’on n’imagine pas.

C’est toujours la « Seule-Encore »
Que j’attends, que je déplore,
Qui danse, danse sans fin
Du crépuscule au matin.

Et ce sont les jours, les heures,
Les siècles ou les saisons…
L’amour dont c’est la demeure
N’a ni rime ni raison.

                               ***

Dès l'origine.



(Château royal d'Amboise - Val de Loire.)

Un début, une fin, une fin, un début,
Mais n’est-ce pas toujours ainsi que cela fut ?
Un amour qui finit, un autre qui commence,
Un jour qui se termine, un autre qui s’avance,
Un travail achevé, le suivant entrepris,
La strophe qu’on récite et celle qu’on écrit,
Ou bien inversement et du pareil au même…
Un sujet merveilleux pour un plus grand poème
Que je ne ferai pas, surtout pas aujourd’hui
Car aujourd’hui, dimanche, et ce jusqu’à la nuit,
Quand tant d’autres partout s’exercent, se dépensent,
Moi je ne fais plus rien, à peine si je pense.
A peine si j’existe, à peine si je suis,
Il n’est donc pas question de composer et puis
Qu’importe ?! -ajouterai-je-, on est toujours déçu
Du début de la fin, de la fin du début.

                               ***