mardi 3 juillet 2018

Être ou ne pas être ?




C’était un très beau soir d’été
Aux couleurs d’un soleil orange
Déjà tout près de nous quitter ;
C’était un très beau soir d’été.

Un soir sans rien à raconter
Pourtant, et la chose est étrange
Quand on s’imagine exister.
Nous trompons-nous parfois mon Ange ?

C’était un très beau soir d’été
Aux couleurs d’un soleil orange.

                               ***

L'été languide.




Dans la lumière de midi
Où le vol des mouches bourdonne
Toute réflexion s’affadit
Et la volonté s’abandonne.

Dans le bleu-gris de la chaleur
Où l’horizon lointain s’estompe
Quelque chose rend leur bonheur
A tous les matins qui vous trompent.

Vous voici heureusement las,
Au fond de vous le peu qui veille
Croit deviner ce qu’il fait là
Et sans bouger s’en émerveille.

Rien ne surpasse, rien ne vaut
L’été languide qui s’allonge
Dans l’ombre fraiche des ormeaux
Où s’unissent l’être et le songe,

Comme une escapade, un détour,
La paix qu’on fait avec soi-même
Et cet univers tout autour
Au rythme lent de  ce poème.

                               ***        

lundi 2 juillet 2018

Aveux.




Que me faut-il pour vivre heureux ?
L’horizon à perte de vue
Et puis un grand jardin : c’est peu.
Que me faut-il pour vivre heureux ?

Des jours paisibles comme ceux
Dont mon enfance fut pourvue ;
Sous le ciel gris, sous le ciel bleu,
L’horizon à perte de vue,

Le domaine un peu vaporeux
Des mille saisons entrevues,
La paix qui vous est inconnue
Et puis un grand jardin : c’est peu ;

Un silence aussi généreux
Que les ombres que j’ai perdues,
L’insouciance aux jours lumineux,
Saisons enfuies et revenues,
Le temps cette fois généreux ;
Voilà, dit ma plume ingénue,
A la feuille de mes aveux
Ce qu’il lui faut pour être heureux.

                               ***