Une strophe écrite la nuit
Où l’on voit déployer leurs ailes
A nos souvenirs d’aujourd’hui,
Oiseaux migrateurs que conduit
L’heure même qui les révèle
Et les voit déployer leurs ailes
Au vol léger dans ce qui suit :
Une strophe écrite la nuit.
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Une strophe écrite la nuit
Où l’on voit déployer leurs ailes
A nos souvenirs d’aujourd’hui,
Oiseaux migrateurs que conduit
L’heure même qui les révèle
Et les voit déployer leurs ailes
Au vol léger dans ce qui suit :
Une strophe écrite la nuit.
Le brouillard habille l’hiver,
Dans le halo des lampadaires
La rue s’éloigne d’où je viens,
Je ne sais plus depuis combien
De temps et je m’y perds ;
Au ciel de minuit : rien.
Je me demande qui habite
Ces façades d’obscurité,
Quoiqu’une place les invite,
Les avenues passent sans s’arrêter,
Tout respire le vide
L’indifférence et puis le froid humide,
Je ne sais ce qui me retient :
Au ciel de minuit : rien.
Et jusqu’aux pavés que j’arpente
Et qui ne sonnent pas dessous mes pas
Droit devant moi où je m’invente
Un but lointain et, tiens,
Au ciel de minuit : rien.