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samedi 21 mars 2026

La fleur des magnolias.

 

Un printemps aussi beau que l’avenir est sombre,

Quoi de plus naturel ? C’est le soleil et l’ombre.

Pourquoi donc s’acharner à questionner le ciel ?

La fleur des magnolias vous montre l’essentiel.

 

Et comme d’habitude, avec des mots qu’on lie,

On reprend et poursuit sa propre mélodie.

Qui vous contredira ? Mieux vaut parler de fleurs

Plutôt que de chagrins, de guerre et de malheur.

 

Et peut-être d’amour ? N’est-ce pas un passage

Quasiment obligé ? Vous l’attendez, je gage

Mais je n’en dirai rien que ce que vous savez :

Quelquefois partagé, le plus souvent rêvé…

 

Rien n’est compréhensible et c’est pourquoi, sans gloire,

Tous, nous nous racontons sans cesse des histoires.

Quand nous les partageons nous en tirons des lois,

Avec ou sans le titre, il en naît quelque roi.

 

La vanité de l’homme est sa pire folie,

Je n’ajouterai rien à sa mélancolie ;

Dans ce jardin public -que de gens il y a-

J’admire seulement la fleur des magnolias.

 


 


 

vendredi 28 juillet 2017

Deux poèmes d’amour « courtois » quoique imaginaire, écrits il y a bien longtemps.



(Château de Chambord.)

Curieuse chose que l’amour
Qui vous fait adorer des traits
Qui vous échapperont toujours
Pour tirer ses plus beaux attraits
Souvent de sa propre tristesse.
Je songe à vous sans me lasser,
Vous vous conduisez en Princesse
Et je ne sais pas vous chasser.

                               ***                                                 



Je ne connais aucune fleur
Qu’on puisse dire votre égale :
La rose est moins que votre sœur,
Le lys est, près de vous, bien pâle,
L’iris, pourtant mon préféré,
Quand je vous vois n’a plus de charme,
Le dahlia s’effeuille, atterré,
Et son éclat vous rend les armes.

                               ***

mardi 11 octobre 2016

Parfum de Rose.






Dans cette longue nuit de mon appartement
C’est un parfum de fleur qui flotte doucement ;
Le parfum d’une rose, une rose d’automne,
Une rose à l’ancienne à qui cette nuit donne
Un parfum symbolique au goût d’éternité
Plus qu’en mille jardins fleuris un soir d’été
La forêt des rosiers aux branches décorées.
Quintessence de rose en sa réalité
De charme, de douceur et de calme beauté,
Poème familier, reflet d’un crépuscule,
Promesses d’autrefois… Est-ce si ridicule
Qu’un parfum vagabond m’évoque tout cela
Quand le froid pénombreux de cet automne las
Rend, à minuit passé, la ville encor plus noire
Et plus présent au cœur ce que dit la mémoire ?

                               ***