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jeudi 9 janvier 2025

L'après-noël.

 

C'est sa dernière nuit, le sapin s'illumine,

Son feuillage a l'odeur de mes Noëls anciens

-Combien sont-ils qu'à l'oubli je destine ?-

On le défait demain. Il n'en restera rien.


Un moment de douceur et de mélancolie

Dont je profite seul; je sais qu'il se fait tard

Mais demain changeant tout, veiller qui s'en soucie ?

Ce qui compte pour moi tient dans un seul regard:


Le cuivre ou le safran ou l'or des verreries,

Scintillants ornements d'un sapin défraichi,

Dernière enluminure -il en est enrichi-

D'un livre nommé Hier et Mille Fantaisies.


Une heure calme aux fantômes d'enfants

Devant d'autres sapins; belles images...

L'enfant qui rit et qui me dévisage,

Je le connais. Je le vis bien souvent.


La même joie est un peu notre mère;

Petit ami, viens me donner la main,

Admirons tous les deux notre sapin

Et, souriants, oublions l'éphémère.


mercredi 8 mai 2019

Conte d'un autre Hiver.




C’était la fin d’après-midi,
Les arbres étaient blancs de givre
Et nous étions un vendredi.
L’Hiver semblait sortir d’un livre,
L’un de ceux que j’aimais, enfant,
Rempli de ces vieilles légendes
Que je me redis maintenant
A voix basse sans qu’on l’entende..

Il était une fois une bergère
Qu’aimait un petit ramoneur[1]
Malgré le Chinois son grand-père…
Il était une fois, lecteur,
Une vendeuse d’allumettes[2]
Qu’un matin d’Hiver sans émoi
On retrouva dehors, seulette,
Souriante et morte de froid…
Il était une fois.

                               ***                       


[1] La Bergère et le Ramoneur : conte de Hans Christian ANDERSEN.
[2] La petite Vendeuse d’Allumettes : conte de Hans Christian ANDERSEN.

dimanche 13 janvier 2019

Au parc.




Et la première fois, j’étais enfant,
C’était une forêt de hauts feuillages,
Bien plus, une province, un continent
Car la première fois j’étais enfant.

C’était surtout, j’en revois encore l’image,
Un pays mystérieux et fascinant,
Tout d’aventure et de vagabondage
Où, c’est certain, des monstres étonnants
Défiaient des chevaliers de haut parage.

Ce n’est plus rien qu’un parc et ses passants,
Un lieu banal lorsque l’on a mon âge,
Mais la première fois, j’étais enfant,
C’était une forêt de hauts feuillages.

                               ***