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mercredi 24 décembre 2025

En forme de voeux.


 

Tous les chemins mènent au même endroit,

Joyeux Noël, bonne nouvelle année !

Et puis tant pis s’ils ne sont pas tous droits,

Pavés nouveaux, sentes abandonnées,

Joyeux Noël, bonne nouvelle année !

 

Trois pas en ville où chacun marche et suit

Son bon plaisir, chacun sa destinée,

La fête approche et brille dans la nuit,

Trois pas en ville, aux foules entraînées,

Joyeux Noël, bonne nouvelle année !

 

Boules de verre, guirlandes et santons,

Mon beau sapin, image surannée,

Et votre amour ou le mien, ton sur ton,

L’heure qui dure est la plus étonnée ;

Joyeux Noël, bonne nouvelle année !

 

Tout juste une ombre au milieu d’inconnus,

Trois pas en ville aux rues illuminées,

Pour aller où ? Grands pas ou pas menus,

Où toute fête est toujours terminée ;

Joyeux Noël, bonne nouvelle année !

 

Passant, poète ou ce que vous voudrez,

Ces rimes-ci furent imaginées

Pour ne rien dire ou, peut-être « espérez » !

La strophe est close en sa ligne obstinée :

Joyeux Noël, bonne nouvelle année !

 

jeudi 9 janvier 2025

L'après-noël.

 

C'est sa dernière nuit, le sapin s'illumine,

Son feuillage a l'odeur de mes Noëls anciens

-Combien sont-ils qu'à l'oubli je destine ?-

On le défait demain. Il n'en restera rien.


Un moment de douceur et de mélancolie

Dont je profite seul; je sais qu'il se fait tard

Mais demain changeant tout, veiller qui s'en soucie ?

Ce qui compte pour moi tient dans un seul regard:


Le cuivre ou le safran ou l'or des verreries,

Scintillants ornements d'un sapin défraichi,

Dernière enluminure -il en est enrichi-

D'un livre nommé Hier et Mille Fantaisies.


Une heure calme aux fantômes d'enfants

Devant d'autres sapins; belles images...

L'enfant qui rit et qui me dévisage,

Je le connais. Je le vis bien souvent.


La même joie est un peu notre mère;

Petit ami, viens me donner la main,

Admirons tous les deux notre sapin

Et, souriants, oublions l'éphémère.