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mardi 3 février 2026

Que trouve-t-on un matin d'hiver ?


Givre et brouillard un beau matin

A la façon très coutumière

De tant de grands hivers lointains ;

Givre et brouillard un beau matin.

 

N’y manque guère qu’un lutin,

Bon connaisseur en la matière

De naissance comme d’instinct ;

L’heure en est pourtant coutumière…

 

 

mercredi 28 janvier 2026

Le promeneur en noir.

 

Aux franges d’un brouillard sans fin

Les salutations décharnées

Des arbres bordent le chemin

Aux franges d’un brouillard sans fin.

 

Qui passe en agitant la main

En réponse bien ordonnée

Aux salutations décharnées

Des arbres au bord du chemin ?

 

Un promeneur vêtu de noir

Arpentant cette matinée

Qui se laisse à peine entrevoir,

Un promeneur vêtu de noir

A l’allure déterminée,

 

De nulle part jusqu’aux confins

D’une aussi vague destinée,

Aux franges d’un brouillard sans fin

Que celle, au ciel abandonnée,

Des arbres bordant ce chemin.

 


jeudi 22 janvier 2026

Auteur et acteur.


Quinze jours froids, quinze jours gris

A parcourir triste et contrit,

L’ennui des heures qui défilent

A ce carrefour de la ville.

Rôle muet trop bien appris,

Sans talent comme sans esprit,

Dans une saison immobile ;

La pièce, à jouer, est facile.

 

C’est toujours le même décor,

Tentures, poussière et bois mort

Des cadres sillonnés de rides,

Divans grincheux et chaises vides,

Où se tient l’interprète -moi-

De « l’Hiver », la pièce en trois mois

Où l’acteur jouera la patience

Dont l’auteur a fait une science.