Mon pas se fait moins leste,
Chaque heure rétrécit,
Mon territoire aussi
Et tout ce qui me reste
Ne vaut presque plus rien
Lorsque je le compare
A ce que j’aimais bien ;
Les souvenirs m’égarent.
Mes désirs sont aux jours
Ce qu’aux jours sont les rêves :
L’or d’un sable qui court
D’une course trop brève
Que le vide soudain
Sans rémission arrête
Et j’en compte les grains
Comme le mendiant quête…
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