mercredi 2 janvier 2019

Au dernier, au premier.




Au dernier jour de l’an
Que fête-t-on vraiment ?
Ce qui finit ? Ce qui commence ?
Ce qui s’enfuit ? Ce qui s’avance ?

Au premier jour de l’an
Qu’espère-t-on vraiment ?
Que cela se perde ou s’obtienne ?
Que cela s’éloigne ou revienne ?

Vous aurez tout, vous n’aurez rien,
Vous prendrez ce qui vient,
Vous continuerez sur la route
Et ce sera moins mal que bien
Comme hier et demain sans doute.

Vous pleurerez, vous sourirez
Comme toujours -la belle affaire !-
Autant que vous demeurerez,
De bon ou bien de mauvais gré,
A la surface de la terre.

Au dernier jour de l’an
Je lève mon verre à la chance,
Au premier jour de l’an
Je porte un toast à l’espérance
Et chaque fois d’un même élan.

Pour ce qui finit et commence,
Ce qui s’enfuit, ce qui s’avance,
Je le lève indifféremment,
Je le goûte sincèrement,
Que cela se perde ou s’obtienne,
Que cela s’éloigne ou revienne !

                               ***        

dimanche 23 décembre 2018

Espérer.




La nuit noire espère l’aurore,
La fièvre espère le sommeil,
L’aube pluvieuse, le soleil,
Et l’hiver un printemps encore.

L’espoir ou son équivalent
La Foi puisque la Foi c’est croire
Et c’est beaucoup plus qu’une histoire
De couplets et de mots troublants.

Le désert espère la pluie,
La détresse espère l’amour,
L’absence espère le retour
Et l’âge, les heures enfuies.

Croire n’est-ce pas demander ?
Sans la raison et sans la science
Espérer c’est avoir confiance.
Que cela vous soit accordé !

                               ***       

mardi 11 décembre 2018

Définition.




Je n’ai de place en aucun lieu,
Ni campagne, ni métropole,
On ne m’attache à aucun pieu
Et je ne suis d’aucune école.

Je ne suis ni « Grand » ni « petit »,
Je ne révère aucune idole
Et je ne suis d’aucun parti
Comme d’aucune farandole.

Je ne suis ni noble, ni gueux,
Pas plus bourgeois que prolétaire
Et pas plus saint que sans aveu,
Spirituel ou terre à terre.

Oui, sans regrets je suis ainsi,
Depuis le début de ma route :
A la fois celui qui choisit
Et plus que tout, celui qui doute.

                               ***