J’écris pour me plaindre du temps
Ce texte aux rimes mécontentes :
La Fortune est souvent méchante,
On la poursuit en haletant,
Elle s’en moque et méprisante,
Elle vous sème en un instant ;
Vous sentez demain inquiétant
Et dans la nuit qui se présente,
Peut-être qu’un lit vous attend,
Perspective satisfaisante
Jusqu’au moment où se présente
Du rôle d’épouse apaisante,
La toujours prête à tout instant,
La vierge à l’amour impotent,
Une compagne déplaisante ;
La lune monte indifférente.
La paix à laquelle on prétend,
Recherchée et jamais présente
Et cette aide toujours absente
Dans un besoin qui croît d’autant,
Les heures toujours consentantes
A vos ennuis -il en est tant-
Le souvenir se repentant,
Rien d’autre où dans ces nuits d’attente
La lune monte indifférente.
Passant des routes existantes,
Ayant lu ces vers attristants,
Tu pourrais, les commentant,
Plaindre celui qui se lamente ;
La lune monte indifférente.
