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mardi 28 octobre 2025

Déploration en forme de ballade.


J’écris pour me plaindre du temps

Ce texte aux rimes mécontentes :

La Fortune est souvent méchante,

On la poursuit en haletant,

Elle s’en moque et méprisante,

Elle vous sème en un instant ;

Vous sentez demain inquiétant

Et dans la nuit qui se présente,

La lune monte indifférente.

 

Peut-être qu’un lit vous attend,

Perspective satisfaisante

Jusqu’au moment où se présente

La solitude qui s'éprend

Du rôle d’épouse apaisante,

La toujours prête à tout instant,

La vierge à l’amour impotent,

Une compagne déplaisante ;

La lune monte indifférente.

 

La paix à laquelle on prétend,

Recherchée et jamais présente

Et cette aide toujours absente

Dans un besoin qui croît d’autant,

Les heures toujours consentantes

A vos ennuis -il en est tant-

Le souvenir se repentant,

Rien d’autre où dans ces nuits d’attente

La lune monte indifférente.

 

Passant des routes existantes,

Ayant lu ces vers attristants,

Tu pourrais, les commentant,

Plaindre celui qui se lamente ;

La lune monte indifférente.

 

 

mardi 15 octobre 2019

Recette.




Rondeaux, ballades fermement
Je m’abstiendrai ; rien ne m’inspire
Fors la paresse, énormément
Ou plus, mais cela va sans dire.

Le silence conséquemment,
La paix -dont qui voudrait médire ?-
Me viennent ainsi, seulement
En évitant comme le pire
Rondeaux, ballades, fermement.

Ami, lecteur, seigneur ou sire,
Voulez-vous vivre sagement ?
Fuyez les barbiers[1] et les mires[2]
Mais évitez surtout d’écrire
Quoique ce soit et mesmement[3]
Rondeaux, ballades, fermement.

                               ***       


[1] Il s’agit des barbiers-chirurgiens du moyen-âge.
[2] Mire : n.m. médecin,
[3] Archaïsme pour : mêmement, de même.

jeudi 1 juin 2017

Ballade à méditer.



(Lac de Côme - Italie.)


Ballade à ceux qui se perdent en réflexions :
A quoi vous servira la pénible escalade
Du lointain Ararat comme du mont Sion,
Vous n’en aurez jamais bien vu que la façade
Ce qui me semble peu comme satisfaction
Après l’éreintement de pareille escapade ;
Réfléchir n’est pas bon !

A quoi bon vous poser d’inutiles questions ?
Lorsque je bois, je suis, et d’ailleurs moins maussade
Que vous, qui discourez de vaines prétentions.
La sagesse ? L’esprit ? Quelles enfarinades !
Je vous concède volontiers leur détention,
Maigre et triste repas que cette marmelade ;
Réfléchir n’est pas bon !

Cherchez la vérité, suivez votre passion,
Échangeant entre vous dépits et algarades,
Flattez-vous de discours et de démonstrations,
Je vous le dis, je préfère d’autres aubades.
Rire, aimer et manger sont des récréations
De meilleur goût ; je vous laisse vos estrapades ;
Réfléchir n’est pas bon !

Princes hautains d’inutiles révélations
Qu’un peu de temps passé vous change en galéjades,
Je vous fais le présent de cette affirmation,
Si réfléchir transforme la vie en brimade :
Réfléchir n’est pas bon !

                               ***