lundi 9 mars 2026

Arrêtez-vous un peu.

C’est vrai, le citharède aveugle empreint

Du sentiment de la nécessité

A repris son bâton de pèlerin ;

Il s’est remis en route pour chanter

Les chants des carrefours et des saisons.

Je ne sais pas s’il a tort ou raison.

 

Son chant emprunte au bruissement des chênes,

A la voix du ruisseau dans la clairière,

Aux champs de blé murmurant dans la plaine,

Un peu, je crois, à d’anciennes prières,

A l’amour d’autrefois toujours pérenne

Comme à la liberté que rien n’enchaîne.

 

Et si demain vous deviez le croiser,

Arrêtez-vous un peu pour mieux l’entendre ;

Les souvenirs sont un plaisir aisé,

Qui sait ce qu’on peut en attendre ?

 


 

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