Que sais-je d’alentour ? Je n’en sais rien.
Et du monde ? Pas plus et c’est très bien.
De mon amour ? Tout ce que j’en rumine
Et du vôtre qu’il a mauvaise mine.
Je sais aussi mil nuances d’argent
Autant pour l’or et ce fil exigeant
Avec lequel d’ordinaire l’on brode
L’enterrement ou la noce à la mode.
Je sais ce qu’il en faut pour l’illusion,
Et le mirage ou bien la déception ;
Je sais le poids des pleurs et des sourires
Qui viennent quelquefois les contredire.
Enfin je sais… Que sais-je encor ?
Le jeu sans fin du bon et mauvais sort,
Beaucoup des fleurs et surtout de la rose ;
D’alentour et du monde : aucune chose.

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