Qu’à peine une fois l’on devine,
Rêves heureux, chagrins qu’on tait,
A chaque nuit, mille secrets.
C’est l’heure où chacun se connaît,
Où chacun s’aime ou s’assassine ;
A chaque nuit, mille secrets
Qu’à peine une fois l’on devine.
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Qu’à peine une fois l’on devine,
Rêves heureux, chagrins qu’on tait,
A chaque nuit, mille secrets.
C’est l’heure où chacun se connaît,
Où chacun s’aime ou s’assassine ;
A chaque nuit, mille secrets
Qu’à peine une fois l’on devine.
Dans une minuscule église
Il s’élève un chant grégorien.
Cela ne vous rappelle rien ?
Vous oubliez à votre guise ;
Je ne sais pas en faire autant.
Et dans cette campagne grise
Un hiver de neige et de bise
Promettait un joli printemps…
Depuis alors combien d’années ?
Je crois que c’était un « Salve[1] »,
Rituel de complies[2] sonnées,
Là-bas, comme vous le savez.
A l’écho des notes anciennes
Répond le silence aujourd’hui
Et pour les siècles qui s’en viennent
Quand le chant, en moi, se poursuit…
Il reste encor, par-ci, par-là,
Sur la berge d’une rivière
Un bout de chemin qui s’en va,
Brodé d’ombres et de lumière,
Vers ces mirages amoureux
Que chacun ressasse sans cesse.
C’est si drôle, il en faut si peu,
Un saule pleureur, ô tristesse
Convenue, on se prête au jeu.
Comme les souvenirs renaissent
Vite et nos espoirs à l’unisson.
Peut-on croire à, ce que l’on souhaite ?
Et que, même, demain permette
Tout ce pour quoi hier a dit non ?
Comme le cœur parfois s’entête…