mercredi 28 novembre 2018

En la Loire mêlés.





La Loire coule argent
Au sable d’or mêlée
Et fuit en sinuant
Non sans laisser-aller.

Le cours de ma pensée
A les mêmes méandres,
Aux rives délaissées
Parfois un goût de cendres

Que dissipe un regard
Et les ombres fuyantes
D’un soleil qui s’égare
Aux forêts murmurantes.

Pour un parcours si long,
Mil éclats éphémères,
Mil changements de ton
Sous autant de lumières

Et, là-bas, l’horizon
Qui raconte l’histoire
Que font et que défont
Des siècles de mémoire

Comme semblablement,
Plus longues ou plus brèves,
Ces lignes, congrûment[1],
Font et défont mes rêves.

Mes rêves dans ces mots
Qui ressemblent au fleuve
Et fuient au fil de l’eau
Comme au gré de l’épreuve ;

La Loire coule argent
Au sable d’or mêlée
Et mes vers diligents
Aux heures envolées.

                               ***


[1] Congrûment : justement, voir http://www.cnrtl.fr/definition/congr%C3%BBment



mardi 27 novembre 2018

Les Cahiers d'Autrefois - Dans la forêt.




De l’ombre des forêts
Où courent mes pensées
Mes amours délaissées
S’écartent à regret.

Ainsi fuit la jeunesse,
Ainsi meurent les jours,
S’allongent les détours,
Se défont les promesses.

Il y eut un matin,
Dans l’aube, une espérance,
Le chemin et l’errance,
L’attente et puis la fin.

Mais la forêt s’en moque
Qui chante autour de moi
Et sourit sans émoi
A tout ce que j’évoque.

Ainsi passe le temps,
Ainsi meurt le feuillage
Et, n’en déplaise aux sages,
Changent les inconstants.


                               ***