vendredi 10 janvier 2020

Pour un ami en deuil.




Un jour d’hiver où toutes choses vont
Comme elles vont lorsque l'on est en vie :
Jours de guignon et jours comme une envie
De rire encor comme les amants font
Et les enfants quand en vient la saison.

Un jour d’hiver, voici la nostalgie
Des champs passés au peigne des sillons,
Vides sans fin d’un silence profond
Et de nos mains aujourd’hui désunies,
Un jour d’hiver au ciel de litanies.

Venez soupirs et cependant marchons,
Notre mémoire à tant d’ombres unies,
L’écho lointain d’une parole amie
Se perd déjà par-delà l’horizon ;
Le temps d’aimer et ce n’est pas si long,
La terre est froide et la source est tarie…

                               ***        

Alternative.




L’oisiveté ne me vaut rien
Mais le travail est encor pire,
Si somnoler me fait du bien,
L’oisiveté ne me vaut rien.

L’effort si je ne le contiens
M’épuise, cela va sans dire :
L’oisiveté ne me vaut rien
Mais le travail est encor pire.

                        ***

Minuit l'étrange.




A pas comptés mais cependant,
Mais sûrement, il s’achemine,
Minuit chagrin, minuit content,
A pas comptés mais cependant.

Minuit l’étrange, indépendant
De ce qui fut ou se dessine,
A pas comptés mais cependant,
Mais sûrement, il s’achemine.

                               ***