vendredi 30 novembre 2018

Les oiseaux du balcon.




Que de chants sont venus se percher un instant
Au coin de mon balcon lorsque le crépuscule
Adoucissait le ciel et la nuit qui l’attend.
Jugez si vous voulez tout cela ridicule,
J’en apprivoisai quelques-uns, vous les lisez,
Mais la plupart reprit son vol à tire d’aile
Et c’étaient les plus beaux. Il est bien plus aisé
D’arrêter un dindon qu'une vive hirondelle…

                               ***

mercredi 28 novembre 2018

En la Loire mêlés.





La Loire coule argent
Au sable d’or mêlée
Et fuit en sinuant
Non sans laisser-aller.

Le cours de ma pensée
A les mêmes méandres,
Aux rives délaissées
Parfois un goût de cendres

Que dissipe un regard
Et les ombres fuyantes
D’un soleil qui s’égare
Aux forêts murmurantes.

Pour un parcours si long,
Mil éclats éphémères,
Mil changements de ton
Sous autant de lumières

Et, là-bas, l’horizon
Qui raconte l’histoire
Que font et que défont
Des siècles de mémoire

Comme semblablement,
Plus longues ou plus brèves,
Ces lignes, congrûment[1],
Font et défont mes rêves.

Mes rêves dans ces mots
Qui ressemblent au fleuve
Et fuient au fil de l’eau
Comme au gré de l’épreuve ;

La Loire coule argent
Au sable d’or mêlée
Et mes vers diligents
Aux heures envolées.

                               ***


[1] Congrûment : justement, voir http://www.cnrtl.fr/definition/congr%C3%BBment