Des nuages blancs de cinq heures
Et les ombres sur les toits bruns ;
Je regarde passer le train.
Le vent joyeux, le vent chagrin
Compose des chansons meilleures ;
Je regarde passer le train
Des nuages blancs de cinq heures.
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Des nuages blancs de cinq heures
Et les ombres sur les toits bruns ;
Je regarde passer le train.
Le vent joyeux, le vent chagrin
Compose des chansons meilleures ;
Je regarde passer le train
Des nuages blancs de cinq heures.
La lune au coin de la fenêtre,
A ma montre minuit passé,
Il faut quand même essayer d’être
Ce dont on s’est pourtant lassé.
La lune est toujours amicale,
Ce soir je ne suis pas pressé,
Voici qu’un nuage l’avale,
Clin d’œil, mais les jeux sont faussés
Et tant pis pour ma rhétorique,
Nulle ombre en cette obscurité;
Quels mots seraient une réplique
A ce qu’on ne peut raconter ?
Tourne sans cesse en rond, elle a
L’accent d’un moulin à prière ;
Cette soirée est sans éclat.
Mes vers ont sauté la barrière
Des heures qui vont pas à pas,
J’attends la plume en bandoulière,