mercredi 28 janvier 2026

Renouveau.


Dans sa lenteur pluvieuse

Débute le printemps

Des campagnes boueuses ;

Dans sa lenteur pluvieuse…

 

Des heures ennuyeuses

Sais-je ce que j’attends ?

Dans sa lenteur pluvieuse

Débute le printemps.

 



 

Le promeneur en noir.

 

Aux franges d’un brouillard sans fin

Les salutations décharnées

Des arbres bordent le chemin

Aux franges d’un brouillard sans fin.

 

Qui passe en agitant la main

En réponse bien ordonnée

Aux salutations décharnées

Des arbres au bord du chemin ?

 

Un promeneur vêtu de noir

Arpentant cette matinée

Qui se laisse à peine entrevoir,

Un promeneur vêtu de noir

A l’allure déterminée,

 

De nulle part jusqu’aux confins

D’une aussi vague destinée,

Aux franges d’un brouillard sans fin

Que celle, au ciel abandonnée,

Des arbres bordant ce chemin.

 


Un air de fado.

 

L’hiver et dans la nuit, lointaines,

Les notes d’un air de fado

A leur suite qui vous entraînent,

L’hiver et dans la nuit lointaine.

 

Quand le doux à l’amer s’enchaîne,

Que l’ombre allège le fardeau,

L’hiver et dans la nuit, lointaines,

Les notes d’un air de fado.