dimanche 3 juin 2018

La bibliothèque du château.




Éclat d’or fauve et débonnaire,
Le reflet du soleil couchant
Sur des reliures centenaires,
Aussi paisible qu’un plain-chant
Dans l’ombre des voûtes romanes…
A l’écart d’un monde étranger,
Un instant dont la paix émane
Et qu’on aimerait prolonger.
Le crépuscule se propage
Et lent, et doux, et rassurant,
Au dos fleuronné des ouvrages
Dont l’ombre caresse les rangs.
Le piaillement des hirondelles
Mène sa ronde autour des toits,
Il monte une lune nouvelle
Par-dessus la cime des bois,
Et dans la grande bibliothèque
La nuit commence de voiler
Les rayons et la frise grecque
Sous le haut plafond ciselé
D’amours en stuc et de feuillages;
Dans un fauteuil à haut dossier
La main s’arrête sur la page
Où s’estompent pleins et déliés.

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